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Terre de Vins · 8 juin 2020

Avec la grêle, le mildiou met le Bordelais sous pression

Par Audrey Marret

Avec la grêle, le mildiou met le Bordelais sous pression
Terre de Vins
Cet article de Terre de Vins traite des conséquences de la grêle et du mildiou dans le Bordelais en 2020. Le Château Cazebonne, dirigé par Jean-Baptiste Duquesne à Saint-Pierre de Mons (Graves), a été particulièrement touché par un orage de grêle qui a affecté 75% de son vignoble. Cette intempérie, survenant après la floraison, rend la vigne vulnérable aux attaques de mildiou, une maladie favorisée par le temps chaud et humide. Le domaine, en viticulture biologique, doit adapter ses traitements pour protéger ses 30 hectares impactés sur un total de 42.
L'article met en lumière les difficultés rencontrées par les vignerons bordelais en 2020 face à la grêle et au mildiou. Jean-Baptiste Duquesne, propriétaire du Château Cazebonne à Saint-Pierre de Mons dans les Graves, témoigne des dégâts subis par son vignoble. Un orage de grêle le 4 juin a endommagé 75% de ses parcelles, soit plus de 30 hectares sur les 42 du domaine. Les grêlons, d'un demi-centimètre, ont touché 20 à 30% des baies alors que la vigne était en pleine nouaison, juste après la floraison, rendant l'évaluation des pertes de récolte incertaine. Cette situation est aggravée par un risque élevé de mildiou, favorisé par un printemps très pluvieux (plus de 900 mm de pluie depuis les vendanges contre 500 mm habituellement) et des températures chaudes et humides. Les plaies laissées par la grêle augmentent la vulnérabilité de la vigne à cette maladie. Pour le Château Cazebonne, certifié biologique, la stratégie consiste à traiter avec du cuivre, de l'argile et du soufre pour assécher le milieu et aider la cicatrisation, nécessitant une fenêtre météo sans pluie de 24 heures.