
Le domaine
L'histoire de Cazebonne
Huit siècles d'histoire au cœur des Graves, entre terroirs légendaires, figures du pouvoir royal et une renaissance biodynamique portée aujourd'hui par Jean-Baptiste Duquesne.
Un vignoble ancré dans le temps
Entre Garonne et Graves
Le Château Cazebonne s'étend sur près de 30 hectares à Saint-Pierre-de-Mons, en appellation Graves, à une trentaine de kilomètres au sud de Bordeaux. Adossé à la rive gauche de la Garonne, il compte parmi les plus anciens domaines de la commune : un témoin silencieux de près de huit siècles d'histoire viticole.
Sur ces lieux-dits historiques — Grand Cazebonne, Peyron, Bouché, Darche, Le Maine — la vigne est présente depuis le Moyen Âge. Dès le XIVᵉ siècle, les vins de la région embarquaient à Langon pour l'Angleterre, la Flandre et les pays du Nord : les cuvées de Cazebonne faisaient très probablement partie de ces précieuses cargaisons qui ont fondé la renommée du claret bordelais.
Graves de sables, de graviers et d'argiles reposant sur des sous-sols calcaires : chaque parcelle offre une signature géologique qui donne à nos vins leur diversité d'expression, entre finesse aromatique et profondeur minérale.

Une chronologie viticole
Huit siècles en quelques dates
Les premières cargaisons
Le testament de Jean de Grely mentionne 41 739 tonneaux de vin embarqués à Langon vers l'Angleterre. Les vins de Cazebonne et du Peyron figurent très probablement parmi ces cargaisons qui ont bâti la réputation du claret bordelais.
L'ère de la Reynie
Gabriel Nicolas de La Reynie, premier lieutenant général de police de Paris sous Louis XIV, possède les terroirs de Peyron, Bouché et Darche — déjà plantés à 100 % en vigne. C'est lui qui, dès 1667, fait installer des milliers de lanternes dans les rues de la capitale : un éclairage public nocturne inédit en Europe qui vaudra à Paris son surnom de « Ville Lumière ». À sa mort en 1709, faute d'héritier direct pour poursuivre l'œuvre, ses vignes sont reprises par des familles de vignerons locaux, qui perpétueront leur exploitation jusqu'à l'arrivée des Sourget après-guerre.
La famille de Castelnau
La famille de Castelnau est à la tête de Cazebonne de la fin du XVIIIᵉ siècle sur quatre générations. Joanès de Castelnau y habite la demeure et devient maire de Saint-Pierre-de-Mons, ancrant durablement le domaine dans la vie de la commune. Au milieu du XIXᵉ siècle, Cazebonne est vendu à Jacques Martinet (1866-1924), originaire de Sainte-Bazeille ; sa famille conservera la propriété au moins jusqu'à l'entre-deux-guerres, avant de la céder à la famille Bridet.
La famille Bridet à Cazebonne
Au sortir de la guerre, la famille Bridet exploite le cœur historique du domaine, autour du Grand Cazebonne. Les parcelles héritées des Castelnau continuent de faire vivre la commune de Saint-Pierre-de-Mons au rythme des millésimes.
Les Sourget à Peyron-Bouché
Sur les anciens terroirs de La Reynie, la famille Sourget acquière Peyron et Bouché après guerre. Jean Sourget va conduire jusqu'en 2016 date à laquelle il le cède à Jean-Baptiste Duquesne. Il habite toujours à Peyron et suit nos aventures d'un oeil bienveillant.
LE RENOUVEAU
Jean-Baptiste Duquesne reprend le domaine et réunit pour la première fois les parcelles de Castelnau et de la Reynie dans un seul ensemble. Conversion en biodynamie, certification Demeter et AB en 2020, et replantation progressive de plus de 45 cépages historiques bordelais.

« Paris doit à Nicolas de la Reynie d'être devenu la ville lumière. De là à dire que grâce à Cazebonne, Paris est devenu ce qu'il est devenu, il n'y a qu'un pas ! »

2015
Une renaissance en biodynamie
En 2015, Jean-Baptiste Duquesne reprend le Château Cazebonne et engage une conversion en profondeur. Abandon des intrants chimiques de synthèse, passage à l'agriculture biologique, puis à la biodynamie : le domaine retrouve un équilibre vivant avec ses sols, ses paysages et ses rythmes naturels.
Depuis le millésime 2020, l'ensemble des cuvées est certifié Demeter et Agriculture Biologique. Préparations à base de plantes, observation des cycles lunaires et planétaires, sols travaillés à la vie microbienne : la vigne s'exprime plus librement, et chaque millésime raconte son année avec plus de précision.
C'est aussi le moment de réécrire l'encépagement. Les variétés récentes cèdent la place aux cépages historiques bordelais oubliés — Castets, Mancin, Bouchalès, Saint-Macaire, Jurançon noir, Penouille, Mérille… — plantés parcelle par parcelle. Un travail d'archives, de sélection massale et de patience, documenté dans le livre de Jean-Baptiste Duquesne, Bordeaux, une histoire de cépages.
30 ha
Demeter & Bio
45+
Cépages replantés
Aujourd'hui, le Château Cazebonne est bien plus qu'un vignoble : c'est un laboratoire vivant où huit siècles d'histoire nourrissent une viticulture d'avant-garde. Chaque parcelle raconte une époque, chaque cépage retrouvé rouvre une page oubliée, chaque vin porte l'empreinte d'un terroir travaillé avec respect.
Ce projet de replantation des cépages d'antan et de viticulture biodynamique est rendu possible par les amateurs qui ont adopté nos vins. En choisissant Cazebonne, vous participez directement à la renaissance du patrimoine ampélographique bordelais et à l'écriture d'un Bordeaux plus libre, plus vivant, plus divers.
Venez nous rencontrer sur le domaine, goûter nos cuvées et parcourir les allées de nos vignes. L'histoire continue de s'écrire, bouteille après bouteille.
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