vitisphere.com · 24 octobre 2025
Si je dois déroger aux nouvelles règles pour sauver la récolte, je le ferai " Les sévères restrictions sur le cuivre suscitent la colère des vignerons bios
Par Ingrid Proust

Jean-Baptiste Duquesne, propriétaire du Château Cazebonne à Saint-Pierre-de-Mons (Gironde), exprime son indignation face aux nouvelles restrictions sur l'utilisation du cuivre, les qualifiant d'une attaque incompréhensible. Il souligne l'absence de résidus dans le vin et le caractère inoffensif du cuivre pour le consommateur. Il se dit également très préoccupé par les conséquences de l'interdiction du lissage des doses et des délais d'intervention imposés par l'Anses, craignant pour la survie des récoltes face au mildiou.
L'article de Vitisphere rapporte la colère des vignerons bios suite aux sévères restrictions sur l'utilisation du cuivre décidées par l'Anses. Jean-Baptiste Duquesne, du Château Cazebonne, est cité comme l'un des vignerons les plus critiques envers ces nouvelles règles, qu'il juge "délirantes" et une "cabale contre la viticulture bio". Il met en lumière l'incompréhension de s'en prendre au cuivre, qui, bien que toxique à haute dose pour les sols, ne laisse pas de résidus dans le vin et est sans risque pour le consommateur.
Duquesne déplore particulièrement l'impact des nouvelles conditions, telles que l'interdiction de lissage des doses et l'intervalle de sept jours entre les traitements, qui ne correspondent pas aux réalités climatiques et aux besoins de protection contre le mildiou, surtout après des épisodes pluvieux intenses. Face à ces contraintes, les vignerons bios, dont Jean-Baptiste Duquesne, envisagent des mesures extrêmes, certains étant prêts à déroger aux règles voire à sortir de la certification bio pour sauver leurs récoltes.
