L'incontournable92/100 RVFComme en 1900 rouge 2022
Vin de France — cépages d'antan, 92/100 RVF
L'assemblage bordelais d'avant phylloxéra, ressuscité au domaine.
Castets, Mancin, Pardotte : le Bordeaux d'avant le Bordeaux.
J'en profiteCépages résistants Bordeaux
Face aux impératifs du changement climatique et à la nécessité de réduire drastiquement l'usage des intrants chimiques en viticulture, la quête de solutions innovantes est devenue primordiale. Parmi elles, la voie des cépages "résistants", souvent désignés par l'acronyme allemand PiWi (Pilzwiderstandsfähig), occupe une place croissante dans le débat viticole. Ces nouvelles variétés sont le fruit d'un minutieux travail d'hybridation, croisant la vigne européenne traditionnelle (Vitis vinifera) avec des espèces de vignes sauvages, américaines ou asiatiques, naturellement dotées d'une résistance accrue aux maladies cryptogamiques majeures, telles que le mildiou et l'oïdium.
L'objectif premier de l'introduction des cépages résistants est clair : permettre une réduction significative, voire une suppression, de l'utilisation des fongicides, y compris les traitements à base de cuivre et de soufre. Cette approche technique et scientifique, portée notamment par des programmes de recherche comme ceux de l'INRAE, a donné naissance à des variétés telles que l'Artaban, le Vidoc, le Floréal ou le Voltis. Depuis 2021, et à titre expérimental, ces cépages sont autorisés dans le cahier des charges des AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur, avec des proportions limitées (jusqu'à 10% de l'encépagement d'une exploitation et 5% d'un assemblage). Ils offrent aux vignerons des outils prometteurs pour une gestion sanitaire du vignoble simplifiée et une empreinte environnementale allégée. C'est une démarche d'avenir, visant à concilier production viticole et respect de l'écosystème.
Chez Château Cazebonne, nous observons avec un grand intérêt ces avancées. Elles s'inscrivent dans une réflexion globale sur l'avenir de la viticulture. Cependant, notre philosophie nous a naturellement orientés vers une autre voie, que nous considérons comme complémentaire et profondément ancrée dans l'histoire et l'identité des vins de Bordeaux : celle de la redécouverte et de la valorisation du patrimoine génétique existant au sein même de Vitis vinifera. Nous sommes convaincus que la richesse génétique immense des cépages historiquement cultivés en Gironde, souvent oubliés, recèle des trésors d'adaptation à notre terroir et des profils organoleptiques uniques. Des variétés comme le cépage Castets, le Mancin ou le Saint-Macaire, dont l'histoire bordelaise est retracée dans l'ouvrage "Bordeaux, une histoire de cépages" de Jean-Baptiste Duquesne, ont prospéré ici pendant des siècles. Nous parions qu'elles possèdent des qualités intrinsèques de résilience face aux défis climatiques actuels et qu'elles peuvent offrir des réponses originales, tout en préservant ce lien inestimable avec l'histoire du goût des vins bordelais.
C'est ce travail de mémoire et de persévérance que nous menons chaque jour à Château Cazebonne, replantant ces cépages disparus pour redonner vie à une palette de saveurs insoupçonnées. Ce projet ambitieux n'est possible que grâce au soutien inestimable des nombreux amateurs qui ont adopté nos vins et partagent notre passion pour la redécouverte du patrimoine viticole bordelais.
Pour explorer l'aboutissement de cette démarche et déguster nos cuvées issues de ces cépages retrouvés, nous vous invitons à visiter la boutique de Cazebonne.
Pour approfondir vos connaissances sur cette histoire fascinante, Jean-Baptiste Duquesne a publié l'ouvrage "Bordeaux, une histoire de cépages" aux Éditions BBD. Si vous souhaitez en recevoir la version numérique par e-mail, rendez-vous sur recevoir la version numérique.
Un cépage résistant, souvent désigné par l'acronyme PiWi (Pilzwiderstandsfähig en allemand, signifiant « résistant aux maladies fongiques »), est une variété de vigne résultant de l'hybridation entre des vignes européennes (Vitis vinifera) et des espèces de vignes sauvages, notamment américaines et asiatiques. L'objectif principal de cette hybridation est de lui conférer une résistance naturelle aux maladies cryptogamiques majeures du vignoble, telles que le mildiou et l'oïdium, réduisant ainsi considérablement la nécessité de traitements phytosanitaires. Ces nouvelles variétés représentent une voie prometteuse pour une viticulture plus respectueuse de l'environnement, conciliant les enjeux de production et de durabilité.
Historiquement, l'encépagement bordelais a connu de nombreuses évolutions, souvent en réponse à des crises sanitaires, comme l'ont été l'oïdium et le phylloxéra au XIXème siècle. Ces événements ont déjà conduit à une adaptation et à la diffusion de nouveaux porte-greffes, voire de certains cépages. Aujourd'hui, face au changement climatique et à la volonté de réduire l'empreinte environnementale, les cépages résistants constituent une nouvelle piste d'adaptation. Depuis 2021, l'INAO, l'organisme de tutelle des appellations d'origine contrôlée, a autorisé l'intégration à titre expérimental de ces variétés dans le cahier des charges des AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur. Cette autorisation concerne notamment six cépages d'intérêt, dont l'Artaban, le Vidoc, le Floréal et le Voltis, permettant aux vignerons de les planter sur une partie limitée de leur domaine, jusqu'à 10% de l'encépagement et 5% de l'assemblage final. Cette démarche est soutenue par des programmes de recherche tels que VIT ADAPT de l'ISVV, qui évalue l'adaptabilité de ces cépages au terroir bordelais.
La viticulture girondine explore activement l'intégration de cépages résistants, conscients des bénéfices potentiels en termes de gestion sanitaire et d'impact environnemental. Les viticulteurs testent actuellement plusieurs de ces variétés. Parmi les plus étudiées, on retrouve l'Artaban (résistant au mildiou et à l'oïdium), le Vidoc, le Floréal et le Voltis. Ces cépages, issus de programmes de recherche intensifs, démontrent une très bonne résistance aux maladies majeures et offrent des profils œnologiques variés. Leurs performances sont évaluées en temps réel sur le terrain, permettant d'affiner les connaissances sur leur comportement face aux conditions spécifiques du terroir bordelais et leur potentiel de vinification. Ces essais sont cruciaux pour valider leur intérêt à long terme et pour garantir la typicité des vins élaborés à partir de ces nouvelles souches. Au-delà des cépages résistants, Château Cazebonne explore également la voie des cépages oubliés de Bordeaux, convaincu que le patrimoine génétique de Vitis vinifera recèle des trésors d'adaptation et de complexité aromatique.
Chez Château Cazebonne, nous poursuivons ce travail de mémoire et de persévérance, replantant les cépages disparus pour redonner vie à une palette de saveurs insoupçonnées, et ce projet ambitieux n'est possible que grâce au soutien inestimable des nombreux amateurs qui ont adopté nos vins et partagent notre passion pour la redécouverte du patrimoine viticole bordelais. Pour approfondir vos connaissances sur cette histoire fascinante, Jean-Baptiste Duquesne a publié l'ouvrage « Bordeaux, une histoire de cépages », dont vous pouvez recevoir la version numérique en cliquant ici, ou si vous souhaitez tester vos connaissances, participez à nos quizz œnologiques. Nous vous invitons également à découvrir nos vins en ligne et l'aboutissement de notre démarche en visitant notre boutique.
Sources
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